Rencontres d'Arles 2026

Deux nouveautés au programme de cette année. Tout d’abord, les Rencontres, durant cette première semaine, plutôt destinée aux professionnels et où beaucoup de choses se passent, attirent toujours plus de monde. Pour la première fois, j’ai eu des problèmes pour trouver un logement et on voit de plus en plus de monde dans les rues et dans les files pour accéder aux expositions. Ensuite et surtout, la chaleur ! Une semaine à plus de 40°, cela rend les visites, la marche, plus difficiles surtout l’après-midi. Éventails, vaporisateurs, gourdes, chapeaux ou parapluies étaient de sortie ! Peu de lieux sont climatisés et nous devons penser très fort aux petites mains du Festival, aux personnes travaillant dans les restaurants, les bars, dans la rue, les employés communaux…

Même si, selon la formule consacrée, « tout ne m’a pas plu ! ». Il faut avouer qu’il y a de bien belles et importantes choses à voir cette année. Une très belle rétrospective du travail de William Klein, la redécouverte du New York de Martine Barrat ou encore une mise en scène remarquable et très complète sur « le modèle animal » du côté des Ateliers.

J’ai évidemment passé de longues heures à la rétrospective d’Harry Gruyaert, un des photographes qui m’inspirent le plus… L’expo mais aussi et peut-être surtout les quatre diaporamas qui reprennent ses principales photos, remarquable !!

J’ai découvert et admiré l’exposition de Bruno Boudjelal sur le voyage. Il maîtrise le flou et les couleurs de très belle manière. Présentée à l’Espace Monoprix, l’exposition « Nos rêves lointains ! » propose une traversée singulière de l’histoire de la photographie à partir de la collection de la Fnac, mise en récit par l’écrivaine Nathacha Appanah. À travers une sélection d’une centaine d’images, l’exposition fait dialoguer des figures majeures comme Raymond Depardon, Sebastião Salgado, Sergio Larrain ou encore Berenice Abbott avec d’autres regards, dans un ensemble à la fois riche et accessible.

Enfin, un peu d’humour à l’espace Mistral : Lee Shulman et Omar Victor Diop. Sur des photos datant des années cinquante montrant la société très (trop) blanche, Lee Shulman a, grâce à Photoshop, ajouté Omar Victor Diop en habits d’époque pour questionner notre regard sur la société américaine.

Est-ce que je retournerai aux Rencontres l’année prochaine ? Sans doute !

Marc Criado, juillet 2026

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