Soleil d'hiver


















A Naples, à la sortie du Capodimonte, en fin d’après-midi, j’ai photographié deux enfants qui jouaient dans un rai de lumière traversant l’obscurité du très beau bâtiment. Le soir, en visionnant les épreuves, j’ai particulièrement aimé l’atmosphère, le caractère dramatique de ces photos qui me rappelaient les tableaux que j’avais admirés dans le musée quelques heures auparavant. La notion de clair-obscur s’est imposée pour cette série.
C’est un procédé couramment employé dans l’histoire de l’art. En photographie, il est surtout utilisé en studio, je me suis efforcé de le retrouver, dans la rue. Cette recherche impose une nouvelle géographie de la ville et propose une nouvelle façon de l’explorer.
Le clair-obscur révèle une profondeur dans ce qui peut paraître banal : des passants, des consommateurs à la terrasse d’un café, quelqu’un qui attend quelqu’un, des amis qui conversent… Il permet de mettre en avant des couleurs ou des formes géométriques qui vont structurer l’image. Les photographies sont denses, les sujets se détachent, prennent du relief.
Le soleil d’hiver avec ses rayons obliques et sa qualité de lumière, se prête bien à l’exercice. Les passants, les badauds recherchent sa chaleur, s’y arrêtent. Il ne me restait plus qu’à chasser la lumière et l’ombre, le chiaroscuro, dans le sud de l’Italie et à mon retour à Marseille.
Quelques photos du zine...